Jeudi 8 mai 2008
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Depuis la conquête anglaise, le Québec a toujours défendu sa langue coûte que
coûte. D’abord société opprimée, non éduquée et à la merci des ‘’ Big Boss ‘’ anglophones, elle a su se lever et imposer le français comme langue officielle et en assurer un semblant de
protection lors de la Révolution tranquille.
Pourtant, encore aujourd’hui à chaque année de nouvelles statistiques viennent
témoigner du recul du français au Québec. On ne peut vraiment blâmer la minorité anglophone qui, depuis la révolution tranquille, n’a que très peu augmenter dans le poids qu’elle tient dans la
démographie Québécoise. Depuis quelques années déjà on a découvert la source du problème : L’immigration.
Je vous vois déjà vous exclamer : Eh bien c’est cela ! Il met tout sur le dos de l’immigration !
Laissez-moi poursuivre …
Depuis une dizaine d’année au Québec, 53.34 % des immigrants accueillis chaque
année (en moyenne) arrive ici sans aucune connaissance du français selon le gouvernement québécois. Pourrions nous faire une meilleure sélection de l’immigration ? Peut-être bien mais le fond du
problème n’est pas réellement dans le nombre d’immigrant non francisés qui entre au pays. Il est normal que les réfugiés politiques de certains pays n’aient aucune connaissance du français et
c’est un fait que nous n’avons pas le choix de les accepter.
Ce qui n’est PAS normal, par
contre, c’est que seulement 25 % des enfants nés au Québec de parents allophones adopteront le français ! De plus, seulement 11 % de ces mêmes enfants utiliseront le français comme langue à la
maison d’après Statistique Canada. N’importe quelle personne saine d’esprit peut en déduire que la francisation des immigrants et de leurs enfants n’est malheureusement qu’un échec total et ce
malgré les timides politiques de francisation misent sur pied par les gouvernements au cours des dernières années.
Le Québec est un des seuls endroits dans le monde occidental dont 90 % des
immigrants choisissent tous la même ville : Montréal. Cela crée naturellement un surplus de nouveaux locuteurs de la langue anglaise qui bénéficie d’un pouvoir d’attraction plus élevé. En
effet, on estime qu’un enfant sur deux qui naît de parents Montréalais sera élevé en anglais. Et lorsqu’un immigrant arrive à Montréal et entre en contact avec des membres de sa propre
communauté, il sera fortement influencé par sa communauté tant qu’au choix de la langue à apprendre ! Dans ce cas ci : L’anglais.
Plusieurs répliqueront : Eh bien nous avons la loi 101
!
En effet, la loi 101 garanti que les enfants d’allophones doivent faire leur
école primaire et secondaire en français. Cela contribue t-il réellement à la francisation des immigrants ? À un certain point, oui, mais suite à leurs études secondaires, 42 à 46 pourcent
d’entre eux vont poursuivre leurs études collégiales dans un cégep anglophone selon Charles Castonguay, imminent statisticien.
Le système d’accueil et d’intégration des immigrants au Québec est gravement
déficient. Je n’ose même pas le qualifier d’efficace devant la situation dans lequel il semble vouloir nous entraîner. Nous avons fait preuve d’un laisser-faire impardonnable et c’est pourquoi je
suis en faveur d’un gel total de l’immigration le temps de pouvoir réadapter le système en fonction d’un but : Conserver la langue française et assimiler les immigrants. Vos petits principes moraux sont contre l’assimilation ? Pourtant, en janvier 2007 80 % des québécois se disaient en faveur de
l’assimilation complète des nouveaux immigrants (Selon un sondage CROP mené du 11 au 22 janvier 2007) …
Servons nous simplement de notre logique : Vous êtes immigrant et vous
arrivez dans un nouveau pays. Premier réflexe ? Chercher des gens de sa propre communauté ! Mais dès qu’ils rencontrent ces gens de leur propre communauté de quoi s’aperçoivent t-ils ? Que c’est
l’anglais qui mène à Montréal. C’est à NOUS de changer la situation afin que les futurs immigrants comprennent qu’au Québec, c’est en français que ça se passe !
On ne parle pas ici seulement de quelques donnés concernant l’immigration ou sur
quelques nouvelles méthodes pour qu’ils s’intègrent et parlent notre langue … Nous parlons ici de la SURVIE du peuple Québécois. Qu’est ce que le peuple Québécois sans sa langue ? Un peuple
anonyme comme tant d’autre ! C’est notre langue qui a définit notre histoire, nos valeurs ainsi que ce que nous sommes en tant que société. Si nous perdons la langue, ce n’est pas qu’une
statistique que nous perdons mais notre identité !
C’est la sauvegarde de la langue ou la mort du peuple Québécois !!!
Cet article a été écrit par National-Indépendantiste et publié avec son
approbation.